|
| ACCUEIL | ACTUALITE | FORUM | DEBATS | REDACTEURS | AIDE | VOS ARTICLES | | | Recherche |
|
ARMENIE Samedi 1er mars 2008 : Vidéo des violences du matin
posté à 23:55 par Stéphane/armenews
ARMENIE Samedi 1er mars 2008 : Vidéo de la manifestation
posté à 23:54 par Stéphane/armenews
ARMENIE Huit policiers blessés par balle dans les heurts à Erevan
![]() Huit policiers ont été blessés par balle, dont certains grièvement, dans les heurts qui se sont produits samedi soir à Erevan avec des manifestants de l’opposition, a annoncé la police arménienne. "Huit policiers ont été blessés par balle, certains sont dans un état grave", a annoncé le service de presse de la police. posté à 23:17 par Stéphane/armenews
ARMENIE Scènes de pillage à Erevan
![]() Huit policiers ont été blessés par balle en Arménie, alors que les manifestations de l’opposition prennent une tournure violente. L’état d’urgence a été déclaré. Voitures incendiées, cocktails molotov jetés sur les policiers, scènes de pillage... Erevan, la capitale d’Arménie, est en ébullition samedi soir. Le président Robert Kotcharian a décrété l’état d’urgence dans la ville pour 20 jours afin de « mettre fin à la menace à l’ordre » public et de « défendre la loi et les droits de la population ». Toute la journée, les manifestations de l’opposition, qui dénonce depuis plus d’une semaine le résultat de l’élection présidentielle du 19 février. Le candidat du pouvoir, Serge Sarkissian, a remporté l’élection contre Levon Ter-Petrossian. Celui-ci évoque des fraudes et conteste le résultat du scrutin. Les manifestants de l’opposition campaient depuis plusieurs jours sur la place de la Liberté. Mais l’arrestation, samedi matin, de Ter-Petrossian, placé en résidence surveillée, a mis le feu aux poudres. « Le pouvoir est entièrement responsable de ces affrontements. Nous avions dit que pour que la situation se règle pacifiquement, il fallait que Levon Ter-Petrossian puisse aller parler à ses partisans », explique son porte-parole, Arman Moussinian. Pour lui, « l’état d’urgence, c’est tout ce que voulait le pouvoir ». « Désormais,le président, c’est le peuple ! », disent les manifestants. « Tous ces jours-ci, on a manifesté pacifiquement, sans faire de mal à personne. C’est eux qui nous ont attaqués. Maintenant, on répond », s’est exclamé Arsen Nikaelian, l’un des opposants au régime. . posté à 23:15 par Stéphane/armenews
Les dirigeants de l’opposition arménienne ont appelé au calme les milliers de manifestants rassemblés samedi dans le centre d’Erevan, après une série d’incidents et l’assignation à résidence de leur leader. "Je vous demande de la part de Levon Ter-Petrossian (le chef de l’opposition) d’être pacifiques et calmes, de ne pas provoquer d’échauffourées", a lancé devant la foule Stepan Demirtchian, chef du Parti populaire d’Arménie. D’autres responsables de l’opposition ont également exhorté à la retenue les participants à la manifestation place Chaoumian, non loin de la mairie et des ambassades de France et d’Italie, ainsi que du siège du gouvernement arménien. Ceux-ci scandaient "Levon !" ou encore "Serge pars !", reprenant les prénoms respectifs de Levon Ter-Petrossian, qui conteste sa défaite à la présidentielle du 19 février, et de Serge Sarkissian, le candidat du pouvoir vainqueur du scrutin, qu’ils accusent de fraudes. Ils ont commencé à ériger des barricades, pendant que certains s’armaient de barres métalliques, et que quelques-uns confectionnaient des cocktails molotov. Une voiture de police a été incendiée, sans que l’on ne sache dans quelles circonstances, et une autre, dépourvue de signes distinctifs apparents, a été complètement détruite. Les policiers se sont soudainement complètement retirés, abandonnant parfois leurs boucliers sur les lieux. Un contraste avec l’intervention musclée de centaines de membres des unités antiémeutes au petit matin pour disperser les 1.500 opposants qui campaient Place de la Liberté, également en plein centre-ville, sous des tentes dressées onze jours auparavant. Trente-et-une personnes avaient alors été blessées, dont six policiers, avait ensuite annoncé le ministère de la Santé. M. Ter-Petrossian, qui était sur la place au moment du démantèlement par la force du village de tentes, a expliqué au cours d’une conférence de presse dans son appartement qu’il avait été "emmené" chez lui par la police. "Je suis maintenant assigné à résidence", a fait savoir Levon Ter-Petrossian, président de l’Arménie de 1991 à 1998 et dont le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, a réclamé la "libération immédiate". Le chef de l’opposition s’est toutefois prononcé pour la poursuite du mouvement, qui a permis de rassembler quotidiennement du 20 février à vendredi à Erevan des dizaines de milliers de ses partisans. Le porte-parole de la police arménienne, Sayat Chirinian, a pour sa part affirmé que l’objectif de l’intervention des forces de l’ordre avait été de saisir des armes qui auraient été distribuées par l’opposition afin de déclencher "des troubles massifs". Des pistolets ont notamment été découverts, selon lui, Place de la Liberté. Le président sortant Robert Kotcharian avait déjà accusé l’opposition de préparer un coup d’Etat dans cette ex-république soviétique du Caucase, ce que ses adversaires avaient qualifié de "provocation". Vendredi, l’un des chefs de l’opposition, Artour Bagdassarian, arrivé troisième à la présidentielle avec 16,6% des suffrages, avait accepté de former un gouvernement de coalition avec M. Sarkissian, élu avec 52,8% des voix. M. Ter-Petrossian, deuxième avec 21,5% des suffrages, avait de son côté rejeté ce compromis, insistant sur l’organisation d’un nouveau scrutin. Les observateurs de l’OSCE avaient jugé que la présidentielle avait été "dans l’ensemble conforme" aux engagements internationaux, au grand dam de l’opposition. posté à 22:35 par Stéphane/armenews
Dès la fin de l’après midi, après une relative accalmie la tension est remontée d’un cran, avec des discours improvisés à la tribune de fortune installé juste face à la mairie d’Erévan, à cinquante mètres de l’ambassade de France. Vers 20 heures, les forces de l’ordre ont commencé à progresser vers le périmètre ou se tient la foule, barricadée derrière des bus qui barrent tous les accès, depuis les jardins qui jouxtent l’ambassade d’Italie jusqu’à la mairie dans un sens, et dans l’autre, ceux de l’avenue Krikor Loussavoritch ou se trouve d’un coté l’ambassade de France et de l’autre celle de Russie . C’est pourtant au bout de cette avenue Krikor Loussavoritch, à l’angle de l’avenue Mashtots, qu’on eu lieu à partir de 21h30 les premiers affrontements graves, précédées par quelques salves de balles traçantes traversant l’air au dessus de la foule. Très rapidement, manifestants et forces de l’ordre ont commencé à s’affronter sur ce carrefour entre l’avenue Grikor Loussavoritch et Mashtots. Equipés de barre de fer, de cocktails molotov et de pierres arrachées au bitume cassé de l’avenue, les manifestants, souvent les plus jeunes en tete ont une première fois fait un peu reculer la police jusqu’aux rues Léo et le début de la rue Proshian. Se relançant chaque fois à l’assaut en dépit de canons à eau qui ont essayé de les disperser, par petits groupes très mobiles, les manifestants ont continué tandis que plus loin, derrière les bus en travers de la chaussée, le gros de la foule ne voulait pas céder à la panique, convaincue qu’en restant là en masse, elle pourrait éviter les assauts. ![]() A 22h30 heure d’Erévan les chaînes nationales ont commencé à annoncer que l’état d’urgence était proclamé, ce qui signifie en substance que les rassemblements sont interdits, et les déplacements limités. Le président Robert Kotcharian a appelé vers la même heure à une conférence de presse qui devait être diffusé sur les chaines nationales. A minuit, les affrontements se poursuivaient toujours. Le bilan est très difficile à établir : au beau milieu de l’émeute, certains des manifestants affirmaient qu’ils avaient vu des corps sans vie sur la chaussée, mais l’information est impossible à vérifier dans cette confusion générale d’affrontements très violents. On a vu cependant des blessés graves refluer assez rapidement vers le périmètre « protégé » par ces barricades de bus, un jeune policier notamment, le crane en sang, protégé par certains manifestants contre d’autres et qu’on a finalement réussi à évacuer par ambulance. Plus tard, c’est le tour d’un jeune adolescent, là aussi le crâne en sang et surtout l’oeil horriblement abîmé. Si certains leaders de l’opposition apparaissaient jusqu’à tard dans la nuit à la tribune improvisée, Levon Ter Pétrossian, lui, ne peut mettre un pied hors de sa maison bunker sous peine de se faire arrêter immédiatement par la police qui cerne sa résidence non loin du Dzidzernagabert. ![]() Tout ce périmètre autour des trois ambassades tenait encore bon en fin de soirée en dépit de l’émeute. L’avenue Mashtots et tout ce périmètre sont complètement encerclés par les forces de police, qui sont aussi largement déployées sur la place de la république et la rue Sarian et un peu partout dans le centre, dont de nombreuses rues restent fermées à la circulation. Laurence Ritter Nouvelles d’Arménie Magazine posté à 22:33 par Stéphane/armenews
Photos : Max Sivaslian
ARMENIE Arménie : le chef de l’opposition assigné à résidence
![]() Le chef de l’opposition arménienne Levon Ter-Petrossian a annoncé samedi à la presse qu’il avait été assigné à résidence à Erevan par les autorités. Des centaines de policiers anti-émeutes étaient auparavant intervenus tôt dans la matinée pour disperser les quelque 1.500 opposants au président élu Serge Sarkissian qui campaient depuis plusieurs jours sous des tentes dans le centre de la capitale arménienne. "La police m’a emmené à la maison. Je suis maintenant assigné à résidence", a déclaré dans son appartement à la presse M. Ter-Petrossian. "Je dormais dans une voiture sur la place (de la Liberté) quand, vers 06H00 (02H00 GMT), j’ai reçu un appel pour me dire que la police approchait. A 06H40, (02H40 GMT), l’assaut (de la police) a commencé et des échauffourées ont éclaté", a-t-il raconté. "Si nous avions su que cela se passerait comme ça, nous aurions laissé les femmes et les enfants partir. Mais on ne nous a adressé aucun avertissement", a encore dit le chef de l’opposition. "Nous allons continuer à agir dans le cadre de la loi. Nous avons demandé à la mairie l’autorisatiion de manifester. Si on ne nous donne pas cette autorisation, nous allons quand même manifester car nous en avons le droit tant que l’état d’urgence n’aura pas été introduit", a annoncé M. Ter-Petrossian. L’opposition conteste les résultats de l’élection présidentielle du 19 février qui a vu la victoire du candidat du pouvoir, le Premier ministre Serge Sarkissian, et manifeste quotidiennement depuis le 20 février. Le mouvement, qui a réuni chaque après-midi 20.000 à 30.000 personnes, s’était jusqu’ici déroulé dans le calme. "Le (vendredi) 29 février, nous avons reçu des informations selon lesquelles on allait distribuer des armes aux manifestants qui se trouvent sur la place (de la Liberté), et selon lesquelles, le 1er mars, ils allaient organiser des troubles massifs", a de son côté affirmé samedi un porte-parole de la police arménienne, pour expliquer l’intervention des forces de l’ordre. M. Sayat Chirinian a ajouté, au cours d’une conférence de presse, que les manifestants avaient "attaqué" les policiers en leur jetant des pierres et à coups de barres métalliques. Le président sortant Robert Kotcharian avait accusé l’opposition de vouloir préparer un coup d’Etat dans cette ex-république soviétique du Caucase et menacé d’une réponse "ferme" pour "maintenir la stabilité et l’ordre constitutionnel". La Commission électorale a annoncé la victoire de Serge Sarkissian, allié du président sortant, avec 52,82% des suffrages contre 21,5% à Levon Ter-Petrossian et 16,6% à Artour Bagdassarian. posté à 22:15 par Stéphane/armenews
ARMENIE L’opposition défie l’ordre de dispersion
![]() L’opposition arménienne est redescendue dans la rue samedi pour réclamer l’annulation de la victoire à la présidentielle du Premier ministre Serge Sarkissian, malgré l’assignation à résidence de son chef et la dispersion de son village de tentes installé il y a 11 jours à Erevan. Environ 5.000 manifestants se sont à nouveau rassemblés dans le centre de la capitale arménienne, quelques heures après l’intervention de la police antiémeutes qui les avaient délogés de la Place de la Liberté. Défiant l’ordre de dispersion, ils se sont réunis un peu plus loin, sur la place Chaoumian, non loin de la mairie et des ambassades de France et d’Italie. Ils scandaient "Levon !" ou encore "Serge pars !", reprenant les prénoms respectifs de Levon Ter-Petrossian, le chef de l’opposition, qui conteste sa défaite à la présidentielle du 19 février, et de Serge Sarkissian, le candidat du pouvoir vainqueur du scrutin, qu’ils accusent de fraudes. Des centaines de policiers antiémeutes étaient intervenus au petit matin pour chasser les 1.500 manifestants qui avaient passé une nouvelle nuit sur la place de la Liberté, réclamant l’organisation d’une nouvelle élection. M. Ter-Petrossian, qui était sur la place au moment du démantèlement par la force du village de tentes, a expliqué au cours d’une conférence de presse chez lui que la police avait frappé les manifestants à coups de matraque, sans leur donner la moindre chance de quitter les lieux volontairement. "La police m’a ensuite emmené à la maison. Je suis maintenant assigné à résidence", a ajouté Levon Ter-Petrossian, président de l’Arménie de 1991 à 1998. Il a dit n’avoir aucune information concernant le nombre d’arrestations et de blessés. Le chef de l’opposition a appelé à la poursuite du mouvement, qui a rassemblé pendant 11 jours à Erevan des dizaines de milliers de ses partisans. Le porte-parole de la police arménienne, Sayat Chirinian, a pour sa part affirmé que l’objectif de l’intervention des forces de l’ordre avait été de saisir des armes qui auraient été distribuées par l’opposition afin de déclencher "des troubles massifs". Des pistolets ont notamment été découverts, selon lui, Place de la Liberté. Le président sortant Robert Kotcharian avait déjà accusé l’opposition de préparer un coup d’Etat dans cette ex-république soviétique du Caucase, ce que ses adversaires avaient qualifié de "provocation". "Les manifestants ont attaqué la police avec des pierres et des barres de fer", a déclaré M. Chirinian ajoutant que "beaucoup de policiers avaient été blessés", sans communiquer de bilan. Un journaliste de l’AFP arrivé sur les lieux peu après l’intervention a vu aux abords de la place deux flaques de sang, puis des échauffourées entre des dizaines d’opposants et des centaines de policiers qui bloquaient l’accès à cet endroit, pendant que des camions emportaient les tentes. Il a également constaté que les policiers antiémeutes, visés par des jets de pierres et de bouteilles, avaient chassé les manifestants restants à coups de matraque et arrêté plusieurs d’entre eux. "Une amie est à l’hôpital. La police l’a frappée au crâne à coups de matraque", a raconté Ignésa Gabaïan, rencontrée aux abords de la place. "Dans ce régime, ce sont tous des fascistes, on les déteste depuis dix ans" qu’ils sont au pouvoir, s’est exclamé Anaïd Baïandour, de l’Assemblée des citoyens, une ONG proche de l’opposition. Les manifestants ont été dispersés alors que, la veille, l’un des chefs de l’opposition, Artour Bagdassarian, arrivé troisième à la présidentielle avec 16,6% des suffrages, avait accepté de former un gouvernement de coalition avec M. Sarkissian, élu avec 52,8% des voix. M. Ter-Petrossian, deuxième avec 21,5% des suffrages, avait de son côté rejeté ce compromis, insistant sur l’organisation d’un nouveau scrutin. Les observateurs de l’OSCE avaient jugé que la présidentielle avait été "dans l’ensemble conforme" aux engagements internationaux, au grand dam de l’opposition. posté à 22:15 par Stéphane/armenews
ARMENIE Arménie : 31 blessés, dont six policiers, dans les incidents (ministère)
![]() Trente-et-une personnes ont été blessées quand la police arménienne est intervenue samedi matin pour disperser les opposants au président élu Serge Sarkissian qui campaient depuis plusieurs jours sous des tentes dans le centre d’Erevan, a annoncé le ministère de la Santé. Six policiers figurent parmi les blessés, a ajouté le ministère dans un communiqué, sans fournir d’autres précisions. Environ 1.500 personnes venaient de passer une nouvelle nuit sur la place de la Liberté pour protester contre l’élection le 19 février de M. Sarkissian, lorsque des centaines de policiers antiémeutes ont surgi. Des échauffourées se sont alors produites. Malgré l’assignation à résidence, à l’issue de l’intervention des forces de l’ordre, de son chef Levon Ter-Petrossian, l’opposition arménienne est ensuite redescendue dans la rue, non loin de là, pour réclamer l’annulation de la victoire à la présidentielle du Premier ministre Serge Sarkissian. Les manifestants étaient au nombre d’environ 5.000, selon l’AFP. Il s’agissait apparemment d’un rassemblement spontané, aucun des dirigeants de l’opposition n’étant présent à leurs côtés. "Nous sommes en train de décider ce que nous allons faire maintenant", a simplement dit à l’AFP au téléphone Arman Moussinian, porte-parole du principal parti de l’opposition. posté à 22:15 par Stéphane/armenews
Loin d’apaiser la colère des manifestants, la répression de samedi matin l’a au contraire portée à son maximum. Un rassemblement devant l’ambassade de France que la police a tenté sans succès de disperser s’est formé dès la fin de matinée. lorsqu’un camion, à la benne pleine à ras bords des tentes et matelas des manifestants évacués ce matin dans la violence de la place de l’opéra est passé devant ce rassemblement, la foule l’a arrêté, dispersant le contenu sur l’avenue Grikor Lussavortich, face à l’ambassade de France. Vers 15 heures, des bus dont les manifestants s’étaient déjà emparés un peu plus tôt fermaient les deux extrémités de cette longue avenue qui jouxte outre l’ambassade de France, celle de Russie et surtout la mairie. Les manifestants ont d’ailleurs débordé le service d’ordre et menacé de donner l’assaut à la mairie même, provoquant une manœuvre de repli à l’intérieur du bâtiment des forces anti émeutes. Une voiture de police a été vandalisée, une autre brûlée, juste à coté de l’ambassade française. Quelques leaders de l’opposition, dont Stépan Demirdjian et Nikol Pashinian, sont apparus en fin d’après midi sur une tribune de fortune dressé au milieu du rassemblement. Le son de hauts parleurs miraculeusement récupérés de la place de l’opéra, ou, peut être, de nouveaux, n’ont pas vraiment permis à ces leaders de parler à la foule, mais Nikol Pashinian a souligné que ces bus qui verrouillent tout ce vaste périmètre et les débuts de barricades ainsi formées « sont un mouvement d’autodéfense ». En fin d’après midi, sans que la foule se retire, on notait la présence de camions militaires sur la place de la république, mais les forces anti émeutes ne se sont pas rapprochés de la manifestation. Quelques manifestants se sont armés de barres de fer, quelques autres défonçait la chaussée toujours devant l’ambassade de France afibn de fabriquer des pavés. En fin d’après midi, vers 18 heures, la foule restait cependant plus calme, et semblait décidée à ne pas partir de ce quartier qu’elle a complètement verrouilée. Laurence Ritter correspondance Nouvelles d’Arménie Magazine posté à 22:06 par Stéphane/armenews
Photos : Max Sivaslian
Des heurts se sont produits samedi soir entre des opposants arméniens, rassemblés par milliers sur une place d’Erevan, et la police antiémeutes, tandis que les autorités ont menacé de décréter l’état d’urgence. Des manifestants ont d’abord jeté des cocktails molotov et des pierres sur des policiers, bloqués par les barricades de fortune dressées sur la place Chaoumian, non loin du siège du gouvernement. ![]() Les policiers ont reculé en lançant des gaz lacrymogènes. Puis, concentrés sur un côté de la place, ils ont chargé la foule, qui criait "nous combattrons jusqu’à la fin !", réclamant la libération du chef de l’opposition Levon Ter-Petrossian. Celui-ci, placé en résidence surveillée samedi matin, conteste sa défaite à la présidentielle du 19 février face à Serge Sarkissian, le candidat du pouvoir, que l’opposition accuse de fraudes. "Serge pars !", scandaient également les manifestants, dont le nombre était évalué par l’AFP à entre 6.000 et 8.000, certains courant avec sur la tête des casques abandonnés par des policiers. Les opposants ont construit de nouvelles barricades avec une dizaine de voitures en feu. ![]() Le ministre des Affaires étrangères Vardan Oskanian a menacé, au nom du président sortant Robert Kotcharian, de "décréter l’état d’urgence" dans cette ex-république soviétique du Caucase "si la situation continue à s’aggraver". "Le gouvernement ne peut pas tolérer cette situation plus longtemps", a-t-il ajouté, assurant que l’opposition se préparait à la "confrontation". ![]() Les dirigeants de l’opposition avaient de leur côté appelé au calme les milliers de manifestants, après l’assignation à résidence de Levon Ter-Petrossian, interpellé au petit matin sur la place de la Liberté, où 1.500 manifestants campaient dans un village de tentes, sur le modèle de la Révolution orange de fin 2004 en Ukraine. Trente-et-une personnes ont alors été blessées, dont six policiers, a fait savoir le ministère de la Santé, et le village de tentes a été démantelé. La police a annoncé la saisie d’armes, notamment de pistolets, alors que l’opposition qualifie de "provocation" les accusations de préparation d’un coup d’Etat. Les opposants affirment que 16 personnes ont alors été arrêtées, dont Hrant Bagratian, porte-parole de M. Ter-Petrossian. ![]() La présidence slovène de l’Union européenne a appelé samedi le gouvernement arménien à libérer Levon Ter-Petrossian ainsi que les manifestants incarcérés, se disant "profondément préoccupée". Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, a réclamé la "libération immédiate", avec la levée de son assignation à résidence, de celui qui a été président de l’Arménie de 1991 à 1998. Le chef de l’opposition s’est toutefois prononcé pour la poursuite du mouvement, qui a rassemblé chaque jour à Erevan depuis le 20 février des dizaines de milliers de ses partisans. "La balle est dans le camp de Levon Ter-Petrossian. C’est le seul candidat à n’avoir pas tendu la main au Premier ministre" Serge Sarkissian, a jugé le ministre des Affaires étrangères, dont plusieurs collaborateurs ont rejoint l’opposition. Vendredi, Artour Bagdassarian, arrivé troisième à la présidentielle avec 16,6% des suffrages, avait accepté de former un gouvernement de coalition avec M. Sarkissian, élu avec 52,8% des voix. M. Ter-Petrossian, deuxième avec 21,5% des suffrages, avait de son côté rejeté ce compromis, insistant sur l’organisation d’un nouveau scrutin. Les observateurs de l’OSCE avaient considéré que la présidentielle avait été "dans l’ensemble conforme" aux engagements internationaux, au grand dam de l’opposition. posté à 21:42 par Stéphane/armenews
ARMENIE Arménie : les autorités menacent de décréter l’état d’urgence
![]() Le gouvernement arménien a menacé de décréter l’état d’urgence si la situation continuait "à s’aggraver" dans le pays, où l’opposition manifeste depuis le 20 février, selon des déclarations faites samedi par le ministre arménien des Affaires étrangères Vardan Oskanian. "Si la situation continue à s’aggraver, le président sera obligé, contre sa volonté, de décréter l’état d’urgence en Arménie pour y assurer la sécurité", a dit le ministre au cours d’une conférence de presse à la résidence du président Robert Kotcharian. A l’origine, c’était ce dernier qui devait s’exprimer. "Le gouvernement ne peut pas tolérer cette situation plus longtemps", a-t-il ajouté, critiquant l’opposition qui se prépare, selon lui, à la "confrontation". Les dirigeants de l’opposition arménienne ont de leur côté appelé au calme les milliers de manifestants rassemblés samedi dans le centre d’Erevan, après une série d’incidents et l’assignation à résidence de leur candidat à la présidentielle du 19 février, Levon Ter-Petrossian. "C’est une nouvelle étape. Le président ne veut pas utiliser la force. Maintenant, la balle est dans le camp de Levon Ter-Petrossian. C’est le seul candidat à n’avoir pas tendu la main au Premier ministre", Serge Sarkissian, vainqueur contesté par l’opposition de la présidentielle, a-t-il encore dit. posté à 21:38 par Stéphane/armenews
|